ALFREDO RODRIGUEZ y Los acerekó – Cuban Jazz (2002)

Alfredo Rodriguez y Los acerekó-Cuban JazzInstallé en France depuis de nombreuses années et décédé récemment, Alfredo Rodríguez est ici accompagné par Los Acerekó Jazz, un grupe d’amis tous originaires de Cuba.

Les titres sont variés: une base cubaine et Jazz,  le tout interprété par des musiciens de haut vol composant le super groupe. Un vrail mélange des genres, de vieux classiques cubains, du Jazz et des compositions originales élargissant, à notre plus grande satisfaction, le spectre musical de ce superbe album encore trop méconnu, même parmi les connaisseurs.

Rodríguez, à l’instar de nombreux musiciens cubains, a suivi une rigoureuse formation classique. Rodriguez se démarque notablement des autres pianistes cubains, il n’y a pas de spectaculaires acrobaties, mais joue superbement, du groove, du Jazz Cubain.

Au vu de la diversité des titres et des compositions, l’album constitue aussi une belle approche pour ceux qui désirent aborder le Latin Jazz. Le disque est aussi le reflet d’une vraie bande d’amis ayant décidé d’enregistrer et de gravec cette amitié à travers un superbe album.

ALFREDO RODRIGUEZ y Los acerekó – Cuban Jazz (2002)

TRACKS:
01-Con el sabor de la tierra
02-El Niche
03-Caravan
04-Consuelate
05-Blues guaguanco
06-Maleta y Nylon
07-All the Things You Are
08-Pa’ gozar
09-Scène d’enfant

MUSICIENS:
Alfredo Rodriguez – Piano
Joel Hierrezuelo – Chant et Percussions
Bobby Carcases – Chant
Jose Carlos Acosta – Saxophone et Clarinette
Manuel Machado – Trompette
Ruben Chaviano F. – Violon
Oscarito Rodriguez – Contrebasse
J.L. “Changuito” Quintana, Tata Guines, R. “Mamey” Evangelisti – Percussions

MACHITO and His Afro-Cuban Orchestra – Vacation At The Concord (2004)

Machito and His Afro-Cuban Orchestra - Vacation At The ConcordIl faut reconnaître que Verve Records fait du bon boulot, sortant de l’ombre quelques albums un peu oubliés, voire presque introuvable.  Dix ans après avoir mis le feu sur les scènes grâce à ses rythmes Afro-cubains, nous retrouvons Machito dans les hotels de luxe situés dans un des plus grands lieux de villégiature destiné aux Newyorkais, le Concord, Catskills.

 

C’est donc un album tout d’abord destiné aux touristes et danseurs qui s’y rendaient, sans grand intérêt musical, probablement vendu comme souvenir.  Les titres de l’album sont par contre des standards accompagnés par la malice de Machito. Il y a des reprises de Perez Prado (“Guaglione” et “Patricia”), des Cha-cha-chas (“Cocktails for Two” et “Rico Vacilon”). La reprise de ”Estacy” Johnny Conquet et et de “Torero” de chef d’orchestre italien Renato Corasone constituent de belles surprises. Reste un seul titre réellement Afro-Cubain et on s’en régale: “El Aji Caribe.”

Machito and His Afro-Cuban Orchestra – Vacation At The Concord
Enregistré en 1958 et resorti chez Verve Records
en 2004:
Bryan Koniarz – Production
Bob Irwin et Jayme Pieruzzi – Masterisation au Sundazed Studios, Coxsackie, NY

Pour écouter: ici

TRACKS:
1. Guaglione
2. Cocktails For Two
3. Patricia
4. El Aji Caribe
5. Me Lo Dijo Adela (Sweet And Gentle)
6. Mambo La Concord
7. The Continental (You Kiss While You’re Dancing)
8. Torero
9. Estacy
10. Cha-Cha-Cha Loco
11. Rico Vacilon-Cha-Cha
12. Cotillion Mambo

WILLIE COLON – The Hustler (1967)

Willie Colón - The HustlerUn album des débuts de Willie Colon accompagné par le non moins grand Hector Lavoe au chant, mêlant habilement modernité et traditions. Ecoutez “Que Lio” et vous constaterez vite que le style est unique et représentatif d’une époque marquant le début de la déferlante Salsa.

 

 

 

 

L’album sortira sur le label Futura en 1967, label alors dirigé par Al Santiago, Colón sera ruiné, le label déclarant en faillite. Colón en retiendra la leçon et signera chez un autre label de l’epoque dirigé alors par Johnny Pacheco, le label Fania. Le chanteur attitré de Colon n’étant pas arrivé à l’heure pour le début des enregistrements studio, Pacheco propose alors à Colon de le faire remplacer par le tout jeune Hector Lavoe.

Colon va hésiter, Lavoe faisant alors partie d’une autre bande juvénile, les gangs étants déjà fort présents.  Il accepte et leur collaboration engendrera deux titres à succès (“El Malo“, “Guisando“). Lavoe devient alors la clé de voûte du groupe de Willie Colon jusque la moitié des années des 70s.  Lavoe et Colón collaboreront sur plus de 14 albums, pratiquement tous des bijoux de Salsa.

L’album dégage une incroyable énergie et constitue un lien entre tous les rythmes latins présents sur la scène newyorkaise de l’époque: Descargas, Latin Soul et Latin Musique, le tout assemblés avec un esprit de dérision rendant cet album un peu plus magique à chaque écoute. Avec un tout jeune Hector LaVoe au chant mais la vraie star de l’album, c’est le groupe lui-même, peut-être un des meilleurs groupes ayant accompagné Willie Colon!


WILLIE COLON – The Hustler (1967) – Futura Records
Willie Colon – Trombone)
Hector Lavoe – Voix Principale
Santi Gonzalez – Basse
Joe Santiago – Trombone
Markolino Dimond – Piano
Hector “Bucky” Andrade – Congas
Pablo Rosario (bongos)
Nicky Marrero (timbales)

MUSICIENS:

TRACKS:
1. The Hustler
2. Que Lío
3. Montero
4. Se Acaba Este Mundo
5. Guajirón
6. Eso Se Baila Así
7. Havana

STEVE TURRE – TNT (Trombone-N-Tenor) (2000)

Steve Turre - TNT (Trombone-N-Tenor) (2000)Steve Turre est de retour avec un projet, TNT — Trombone ‘N’ Tenor, projet qui vise à rendre hommage aux aînés des musiciens de Jazz.

Turre est accompagné par trois quintets différents et est rejoint par les saxophonistes James Carter, Dewey Redman et David Sanchez. Turre interprète uniquement le trombone et les clave.

 

 

Et la magie fonctionne, présentant un répertoire hors du commun: des compositions de légende signées Stanley Turrentine, Hoagy Carmichael, Benny Goodman et quatre autres compositions originales de Steve Turre.

“Stompin’ At The Savoy”  est particulièrement réussi, interprété par le Sax de Dewey Redman tandis que ”Dewey’s Dance” est un titre jazz modal en ¾ qui vous envoûtera, sans compter l’élégance du piano de Stephen Scott et les qualités techniques et virtuoses de James Carter et de Steve Turre sur ”Hallelujah, I Love Her So“.

Le son Afro-cubain de David Sanchez se complète parfaitement avec le jeu de Turre (“Puente of Soul“).  Sans oublier la formidable participation de Giovanni Hidalgo, formant un tout cohérent dans le répertoire Jazz Afro-cubain de Steve Turre.

STEVE TURRE – TNT (Trombone-N-Tenor) (2000)
TELARC RECORDS

MUSICIENS:
Steve Turre – Trombone
James Carter, Dewey Redman, David Sanchez – Sax Ténor
Mulgrew Miller, Stephen Scott – Piano
Buster Williams, Peter Washington – Basse
Victor Lewis, Lewis Nash – Batterie
Giovanni Hidalgo – Percussions

TRACKS:
Back in the Day
Puente of Soul
Stompin’ at the Savoy
The Nearness of You
Hallelujah, I Love Her So
Eric the Great
E.J.
Dewey’s Dance

RAY BARRETTO – Can You Feel It (1978)

RAY BARRETTO - Can You Feel ItVous connaissez notre position sur Musicadelbarrio: les artistes ayant une longue carrière ont tous, à un moment donné, eu des hauts et des bas. Voici un enregistrement disco de Ray Barretto.  Oui, oui, vous avez bien lu, Disco.  Barretto était dans la vague, emporté, impossible de résister au Disco ou bien impossible de résister aux pressions exercées par la maison de disque. On ne saura jamais.

 

En tous les cas, un disque rare de Barretto à ne pas rater si vous le trouvez! Ray Barretto est ici accompagné par Todd Andersen, Howard Schneider, Jeff Richman, Richie Morales, Neil Stubenhaus, Cliff Carter, Hirma Bullock, Neil Larsen, Willie Weeks, Andy Newmark.

RAY BARRETTO - Can You Feel It – Atlantic Records (1978)

1. Can You Feel It (Let It Groove You)
2. I Think About You
3. What Part Of Heaven Do You Come From?
4. Stargazer
5. Summer Sun
6. Whirlpool
7. Sting Ray
8. Daydreams
9. Confrontation

RAY BARRETTO – Stargazer

ERIC DOLPHY and Latin Jazz Quintet – Caribe

ERIC DOLPHY Latin Jazz QuintetComment ces musiciens se sont-ils rencontrés et comment cette session d’enregistrement fut organisée, nul ne saura jamais! Ce qui importe, c’est le résultat! Et ici, on a pas à s’en plaindre!

 

 

 

 

 

 

 

On retrouve d’un côté le Latin Jazz Quintet, groupe de musiciens Latin Jazz interprétant généralement des titres plutôt consensuels et Eric Dolphy, musicien iconoclaste, avant-garde du Jazz des annés 60, pour un résulat dépassant toutes espérances.

Le Saxophone de Dolphy, généralement tonitruant tout au long des années 60 se fait un peu plus discret! Son jeu de flûte par contre, est à l’avant plan, s’intercalant superbement au Soul Jazz du Latin Jazz Quintet (“Sunday Go Meetin”). ”Blues in 6/8″ est un autre titre mid-tempo dans lequel Dolphy s’aventure même vers le Blues.

ERIC DOLPHY and Latin Jazz Quintet – Caribe
Enregistré à Englewood Cliffs, New Jersey, Août 1960
Prestige Records 8251

MUSICIENS:
Eric Dolphy - Sax Alto, Flûte, Clarinette
Juan Amalbert – Congas
Gene Casey – Piano
Bill Ellington – Basse
Charlie Simons – Vibraphone
Manny Ramos – Batterie et Timbales

TRACKS:
1. Caribe
2. Blues In 6/8
3. First Bass Line
4. Mambo Ricci
5. Spring Is Here
6. Sunday Go Meetin’

ERIC DOLPHY – FLUTE SOLO – AVEC CHARLES MINGUS

ELOÍSA MARTÍN – Bolero Jazz (2007)

ELOÍSA MARTÍN ''BOLERO-JAZZ'' (ESPAÑA,2007)Superbe et inattendu album de Eloisa Martin. Sa belle voix se cale à merveille dans ces titres Boléros aux arrangements délicats du Jazz.

Dès l’âge de 4 ans, après vu un concert de Liza Minelli, Eloísa Martín décide que la danse et le chant seront les fils conducteurs de sa vie.

Originaire de Mallorca, “l’île calme” comme disent nos amis espagnols, de père madrilène et de mère originaire de Grenade, cette chanteuse et actrice espagnole est hyper connue dans le hispanophone.  Elle a longtemps vécu à Miami, endroit clé pour les artistes hispano ou latino désireux d’entamer une carrière internationale.

Son style d’interprétation est tout personnel, se rapprochant du Boléro Pop, ne laissera cependant personne indifférent.  Pour faire de cet album un petit bijou, elle aura eu l’intelligence de s’entourer de belles pointures telles que Horacio Icasto et Antonio Serrano.

Le répertoire, bien qu’interprété avec coeur et originalité, est un parfois peu prévisible (“Besame Mucho” et “Voy a apagar la Luz”). A noter la superbe interprétation de “Contigo en la Distancia”, souvent interprété en version Salsa par des artistes tels que Roberto Roena y Su Apollo Sound.

De retour à Madrid, Eloisa Martin est revenue à ses premiers amours, la chanson cabaret.  Martin est tout un personnage, toujours impliquées dans des tas de projets, pianiste, artiste et interprète provoquant l’émotion et les rires du public.

Pour écouter, clickez ici

ELOÍSA MARTÍN  – Bolero Jazz - (2007)

TRACKS:
1-Besame Mucho
2-Milagro
3-Usted es el culpable
4-Voy a apagar la luz
5-Perdida
6-Contigo en la distancia
7-Ni tu ni yo
8-No me Platiques
9-Nosotros

ELOISA MARTIN - 19 dias y 500 noches

W.HERMAN and TITO PUENTE – Herman’s Heat & Puente’s Beat (1958)

Woody Herman and Tito Puente - Herman's Heat & Puente's BeatTito Puente et Woody Herman se sont associés en 1958 pour un bel album un peu à la façon de Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Machito s’étaient retrouvés vers la fin des années 40.

Les rythmes latins de Puente mêlés au Swing et au Be Bop de Herman en font un vrai plaisir à l’écoute, encore au jour d’aujourd’hui.

 

 

Puente est à la tête de la section rythmique (qui oserait en douter?) et joue des timbales, Robert Rodriquez est à la basse et aux percussions on peut noter la présence de Gilbert Lopez, Raymond Rodriquez et le tout jeune Ray Barretto, le groupe étant solidement ancré dans le groove latin tandis que les saxophonistes et le trompettistes, s’enrobent allègrement autour de ces fameux rythmes.

A noter également, la présence de titres un peu plus conventionnels, voire Swing (“Blue Station” et “Woodchopper’s Ball”) durant lesquels le son et la marque de fabrique de Herman font merveille! Un album à découvrir ou à redécouvrir.

WOODY HERMAN and TITO PUENTE
Herman’s Heat & Puente’s Beat – Everest Label (1958)

MUSICIENS:
Woody Herman – Clarinette et Sax Alto
Tito Puente – Timbales
Al Cohn – Sax Ténor
Paul Quinichette – Sax Ténor
Ernie Royal – Trompettte
Frank Rehak - Trombone
Ray Barretto – Congas

TRACKS:
1. Blue Station
2. Pillar To Post
3. Midnight Sun
4. Woodchoppers Ball
5. Balu
6. Lullaby Of Birdland
7. Latin Flight
8. New Cha Cha
9. Mambo Herd
10. Cha-Cha Chick
11. Tito Meets Woody
12. Carioca

Woody Herman and His Swingin’ Herd 1964

BRIAN LYNCH Latin Jazz Sextet – Con Clave (2005)

BRIAN LYNCH - Con Clave ILe trompettiste Brian Lynch est actif sur la scène newyorkaise de Jazz et de Musiques Latines depuis pas mal de temps déjà.  Voici son dernier projet en date, réunissant quelques uns des meilleurs musiciens du genre, tous actifs dans le Latin Jazz.

Brian Lynch est né dans l’Illionois, à Urbana, en septembre 1956 et a déjà été récompensé par un Grammy, membre actuel du Phil Woods Quintet et de groupe de Eddie Palmieri.  Il dirige également son propre groupe et enregistre comme sideman pour des projets tels que “Latin Side Of Miles”, projet qu’il co-dirige avec le tromboniste Conrad Herwig.

Durant ces dernières années, Lynch a collaboré avec Buena Vista Social Club, dont Barbarito Torres, enregistré avec Joe Claussell, Little Louie Vega et le très influent groupe alternatif de musiques latines, Yerba Buena. Il a créé des arrangements pour la Pop Star Mika Nakashima et assuré la production de Shinichi Osawa.  Il a également composé pour des musiciens tels que Phil Woods et accompagné Maxwell, Prince et Sheila E. lors de leurs tournées respectives.

En 2007, Brian Lynch a été récompensé par un Grammy Award pour le Meilleur Album Latin Jazz, ”The Brian Lynch/Eddie Palmieri Recording Project – Simpatico” lors de la 49ème Cérémonie des Grammy à Los Angeles.

BRIAN LYNCH - Con Clave IIRoberto Quintero et le batteur Ernesto Simpson compose le duo de percussionnistes, rejoint également par les bassistes Ruben Rodriguez et Boris Kozlov. Luis Perdomo est au piano et Ralph Bowen, le saxophoniste, rejoint Lynch qui est en première ligne de ce superbe album.

La musique varie, passant de superbe ballades (“La Sitiera”) en passant vers un son plus musclé (“Dilemma”). Bref, du Latin jazz au sommet de son art avec un son moderne respectant la tradition. Du beau monde et du bon son!!!

BRIAN LYNCH Latin Jazz Sextet  – ConClave
CD (Criss Cross Jazz 1271), (2005)

TRACKS:
Tom Harrell 6:54
La Sitiera 6:24
J.B’s Dilemma 9:43
Across The Bridge 8:03
Liberated Brother 8:32
La Mulata Rumbera 12:57
Awe Shocks 7:19
Invitation 9:55

MUSICIENS:
Brian Lynch – Trompette
Ralph Bowen – Sax Ténor
Luis Perdomo – Piano
Boris Kozlov – Basse (1,3,4,7)
Ruben Rodriguez – Basse (2,5,6,8)
Ernesto Simpson – Batterie
Roberto Quintero – Percussions

BRIAN LYNCH PROJECT EDDIE PALMIERI

 

CÉSAR “CHINO” PÉREZ – Citizen of the World (2008)

CESAR CHINO PEREZ - Ciudadano Del MundoTromboniste vénézuélien résidant en Allemagne, César Chino Pérez, est membre permanent du groupe “Heavytones”.  Il est aujourd’hui de retour avec l’excellent album, “Ciudadano del mundo / Citoyen du Monde, enregistré à New York avec des artistes tels que Robert et Luisito Quintero.

Une nouveauté pour César Perez, il chante sur certains titres dont “Medley Bolero“.

César “Chino” Pérez fut en son temps membre du “Trabuco Venezolano” et s’est installé en Europe. Perez est originaire du Barrio “23 de Enero” de Caracas où il fit ses premières armes en tant que tromboniste.  Il a notamment fait partie d’orchestres un peu moins connus ici en Europe (“Dimensión Latina”, “Naty y su Orq.”, “Los Melódicos” et “Trabuco Venezolano”).

C’est en 1992 qu’il décide de s’installer sur le Vieux Continent, bien décidé à élargir ses connaissances musicales et s’inscrit au Conservatoire de RotterdamAprès 5 ans d’études, il obtient le titre de professeur de trombone. Parallèlement à ses études, il participe activement à la scène musicale européenne, absorbant de nombreuses tendances musicales.

Perez réside actuellement en Allemagne, participant à de nombreux projets de musiques du monde.  Depuis l’année 2000, il est membre du groupe les “Heavytones”, participant journellement au show télévisé “TV Total”, accompagnant toutes sortes d’artistes nationaux et internationaux.

Ce premier ouvrage discographique solo est d’importance.  La première étape a consisté à faire mûrir son projet, rassemblant ses souvenirs d’enfance, son quartier populaire et ses gens qui y habitent, pour en faire quelquechose de cohérent et consistent.  Le projet est vraiment réussi.

CÉSAR “CHINO” PÉREZ – Citizen of the World (2008)

César “Chino“ Pérez – Production
Enrégistré aux Skylight Studios, New Jersey – U.S.A et Hansahaus Studios, Bonn – Germany
Recording engineer: Guido Díaz – Klaus Genuit – Manfred Zmarsly
Mixage: Skylight Studios
Fotos: Axel Schulten
Art cover: Axel Schulten

1.Guataca Rica 5:54 By: Alfreddy Bogado Arr.: Luís “Perico“ Ortíz
2.Dame Dos 4:03 By: Javier Plaza Arr.: Ray Santos Vocal: Javier Plaza
3.Perdóname 5:09 Lyrics: Orlando Blanco, César Pérez Music: César “Chino” Pérez Arr.: César “Chino” Pérez Vocal: Orlando Blanco  Tbn solo: César “Chino“ Pérez
4.La Azuquita 4:39 Lyrics: Rafael Quintero Music: César “Chino” Pérez Arr.: Ricky González Vocal: Osvaldo Fajardo Piano solo: Ricky Gonzáles
5.Bolero Medley 5:34 *Quiero que me créas (C. Bazan – M. Barrionuevo) *Si nos dejan (José A. Jiménez) *No pienses así (D. R) Arr.: Ray Santos Vocal: César “Chino“ Pérez
6.Sr. Salsa 4:35 Lyrics: Rafael Quintero Music: César “Chino” Pérez Arr.: Luís “Perico“ Ortíz Vocal: Orlando Blanco
7.Tú eres la que manda 5:59 By: Alfreddy Bogado Arr.: Ray Santos Vocal: César “Chino“ Pérez Tbn solo: César “Chino“ Pérez
8.Ciudadano del Mundo 5:23 By: Alfreddy Bogado Arr.: Luís “Perico“ Ortíz Vocal: Osvaldo Fajardo Tbn solo: César “Chino“ Pérez
9.Groovin´ High 5:44 By: Dizzy Gillespie Arr.: Alberto Naranjo Bass-tbn solo: Luís Bonilla Fender Rodes solo: Ricky Gonzalez Tenor tbn solo: César “Chino“ Pérez Bass-guitar solo: Rubén Rodríguez

César “Chino“ Pérez Lead – Trombone
Reinaldo Jorge – Trombone
Luís Bonilla – Trombone
Doug Puvliance Bass – Trombone
Wolf Schenk Bass – Trombone (9)
Ricky González – Piano Acoustique et Fender Rodes
Rubén Rodríguez – Baby Basse et Guitare Basse
Robert Quintero – Congas, Bongo et Bells (3, 6)
Luisito Quintero – Timbales, Bongo, Bells, Congas (3, 6) et Percussions Mineures
César “Chino“ Pérez – Chant (1, 5, 7)
Javier Plaza - Chant (2)
Osvaldo Fajardo - Chant (4, 8)
Orlando Blanco - Chant (3, 6)
César “Chino“ Pérez – Choeurs
Javier Plaza – Choeurs

WOODY HERMAN BIG BAND – Woody’s Gold Star (1987)

Woody Herman Big Band – Woody’s Gold Star (1987)Ceci sera le dernier enregistrement de Woody Herman, quelques semaines avant que sa santé ne commence à décliner.  Et en fait, contrairement à de nombreux enregistrements live de l’époque surtour destinés à terminer des contrats pour des maisons de disques, celui-ci est bien au-dessus de la moyenne.

 

 

Avec Frank Tiberi interprétant de bon solos, John Fedchock aux arrangements colorés (“Rose Room” et ”‘Round Midnight” et “Samba Song” de Chick Corea) et trois percussionistes en tant qu’ invités, cet album se révèle être une bonne surprise.

Herman est au commande et inteprète quelques bons solos sur cet album enregistré quelque 50 ans après avoir formé son premier Big Band et avoir connu ses premiers succès musicaux.

Woody Herman Big Band – Woody’s Gold Star (1987)
Enregistré Live au Willows Theater, Concord , CA USA
 en Mars 1987

MUSICIENS:
George Baker Trumpet, Flugelhorn
Ramon Banda - Timbales et Timpani
Michael Brignola – Sax Baryton
Bill Byrne – Trompette et Bugle
Dave Carpenter – Basse et Basse Electrique
Pete Escovedo – Percussions et Bongos
John Fedchock – Trombone, Arrangement sauf si mentionnés
Woody Herman – Clarinette et Sax Alto et Soprano
Roger Ingram – Trompette et Bugle
Joe Marati, Paul McKee – Trombone
Dave Miller – Batterie
Tito Puente, Arrangements sur #3
Jerry Pinter – Sax Ténor
Jim Powell – Trompette et Bugle
Dave Riekenberg – Flûte et Sax Ténor
Poncho Sanchez – Congas
Maria Schneider - Arrangements sur #7
Ron Stout – Trompette et Bugle
Frank Tiberi – Sax Ténor
Joel Weiskopf – Piano

TRACKS:

1. Battle Royal (Ellington) 4:16
2. Woody’s Gold Star (Herman) 6:17
3. Mambo Rockland (Puente) 4:03
4. Round Midnight (Hanighen, Monk, Williams) 6:19
5. The Great Escape (Fedchock) 4:20
6. Dig (Davis) 3:53
7. Rose Room/In a Mellow Tone (Hickman, Williams) 6:37
8. Watermelon Man (Hancock) 6:31
9. Samba Song (Corea) 7:03

AZTECA – Pyramid of the Moon (1973)

AZTECA PYRAMIDVoici le second et dernier album de Azteca pour Colombia (1973) et jamais resorti en CD!!!  Pourquoi ce super groupe n’aura sorti que 2 albums, groupe pourtant composé de musiciens chevronnés et pas nés de la dernière pluie tels que les frères Coke et Pete Escovedo, Lenny White, Tom Harrell, Mel Martin, Neal Schon, Paul Jackson et le conguero Victor Pantoja?

 

 

Etaient-ils une pâle copie du Latin Rock Band à la Santana? Un groupe de Pop/R&B? Un groupe de fusion genre Airto Moreira & Flora Purim? Ou, tout simplement, un groupe de Latin Jazz à la Mongo Santamaria?

Ils étaient en fait un peu de tout et c’est peut-être là que réside leur problème, ne parvenant pas à toucher un public tout aussi éclectique, les DJ radio les cantonnant trop facilement dans des genres tout aussi différent les uns des autres. D’autres avancent les difficultés financières et de management directement liées au nombre de musiciens composant le groupe: 16 musiciens de caractère à emmener sur les routes des tournées, c’était pas du gâteau.

Moi, je penche plutôt pour le fait qu’autant de musiciens de qualité dans un groupe, aucun ne parvenait à sortir du lot ni à imposer ses propres qualités.  Reste que “Pyramid of the Moon” est un excellent album qui a, certes, un peu vieilli mais qui fait toujours plaisier à entendre. Peut-être aussi tout une époque de la Côte Ouest, mouvement hippie inclus.

Pour écouter: clickez ici

MUSICIENS:
Pete Escovedo, Errol Knowles, Wendy Haas, Rico Reyes – Chant
Tom Harrell – Trompette
Pat O’Hara – Trombone
Bob Ferreira – Sax Ténor et Flûte
Mel Martin – Sax Ténor, Baryton et Soprano et Flûte
Bill Courtial, Neal Schon – Guitare
George Muribus, George DiQuattro, Mike Nock – Claviers
Flip Nunez – Orgue
Paul Jackson, Tom Rutley, Tony Juncale – Basse
Lenny White, John Brinck – Batterie
Coke Escovedo – Timbales
Victor Pantoja – Congas

TRACKS:
Someday We’ll Get By
Mazatlan
Find Love Today
Whatcha Gonna Do
New Day Is on the Rise
Mexicana, Mexicana
Red Onions
Love Is a Stranger
A Night in Nazca

AZTECA – Peace Everybody

CHARLIE SEPULVEDA – The New Arrival (1991)

Charlie Sepulveda - The new arrivalNé en 1962, le newyorikan Charlie Sepúlveda  a étudié au Conservatoire de Puerto Rico (Rio Piedras) et au City College of New York.  Dès l’âge de 15 ans, Sepúlveda embrasse une carrière musicale professionnelle au sein de différents orquestres de Salsa très renommés à Puerto Rico: La Masacre, Cortijo, Sonora Ponceña et Bobby Valentín.

Par l’intermédiaire de Juancito Torres, Sepúlveda rejoint ensuite le groupe de Eddie Palmieri, se liant ainsi d’amitié avec le conguero Giovanni Hidalgo.  A ce jour, Sepúlveda fait toujours partie du groupe de Palmieri. 

 

En 1990, Charlie Sepúlveda joue au sein du Dizzy Gillespie’s United Nations Orquestra et enregistre en live avec  Gillespie et Wynton Marsalis “To Diz with Love”, enregistrant également avec des musiciens tels que Tito Puente, Hilton Ruiz, Eddie Palmieri et Steve Turre.

A la suite de cinq albums solos et deux en cours de production,  Charlie Sepúlveda aura réussi à jouer sur les plus grandes scènes des Festivals de Jazz un peu partout dans le monde: Europe, Etats-Unis, Japon et Puerto Rico. Toujours encensé par les critiques, son oeuvre a été nominée  pour un Grammy Award et reçu le Prix Spécial décerné par le Billboard américain pour sa version de “Watermelon Man“. Sepulveda compte également plus de 140 participations avec des artistes tels que Dizzy Gillespie, David Byrne, Tito Puente, Eddie Palmieri, Ray Barretto, Manny Qquendo, Johnny Pacheco, Terence Trent D’Arby, La India, Eric Leed, Descarga Boricua, Mimi Ibarra, Hermanos Moreno, Anthony Cruz et Domingo Quiñónez.

Charlie Sepulveda, “The new arrival” un vrai étoile filante dans le monde du Latin Jazz. Etoile filante non pas dans le sens de la courte durée de vie, mais dans le sens d’un vrai renouveau apportant une belle brillance.

CHARLIE SEPULVEDA - The new arrival (1991)
Polygram Records

TRACKS:
01-Tid Bits
02-Dunes
03-New Arrival
04-Briancito
05-Just for You
06-Poco Mas
07-Sun & Sea
08-Brick Wall
09-Ebony

MUSICIENS:
Charlie Sepulveda – Trompette, Flugelhorn et Production
Ralph Moore – Sax Ténor
Danilo Perez – Piano et Piano Electrique
José “Cochi” Claussell – Percussions
Adam Cruz – Batterie
Richie Flores – Bongos et Conga
Arturo Ortiz – Synthés et Piano
David Sanchez – Sax Soprano et Ténor
Peter Washington – Basse
Rubén Rodríguez – Bass Electrique

Charlie Sepúlveda – Mr. Jazz (Live)

WILLIE BOBO – Bobo’s Beat (1964)

Willie Bobo - Bobo's BeatWillie Bobo a réuni un impressionnant line-up de musiciens pour cet album, le premier en tant que Directeur Musical.  Tout cela grâce à ses nombreuses participation en tant que sideman pour des pointures telles que Cal Tjader et Herbie Mann.  Clark Terry est quant à lui chargé de diriger la section des cuivres, donnant par là même un son chaleureux et précis tandis que Joe Farrell au Sax Ténor se charge de dynamiser le tout.

 

Bobo est considéré encore aujourd’hui comme un des meilleurs percussionnistes de la musique latine et du Jazz et bien que tous ses instruments apparaissent sur la pochette, on a l’impression Bobo s’est ennuyé sur cet album.  Il est parfois difficile d’y apprécier ses talents.  On dirait qu’il se cache derrière ces titres Jazz Brésilien, laissant le soin à  Frank Anderson d’allumer le feu durant un superbe “Bossa Nova in Blue.”

Bobo se permet quand même quelque solos dont lui seul à le secret ( “Capers”).

Le vrai coup de génie de cet album est le titre ”Crisis” de Freddie Hubbart, un titre lent de Hard Bop avec Bobo aux timbales, donnant le rythme, sans concession et Farrell au Ténor, le tout en contrepoint d’un super trombone dont on aimerait connaître le nom (les crédits étant à l’époque assez vite oubliés pour d’obscures raisons contractuelles).

L’album ne contient aucun titre Latin Jazz pour ainsi dire, mais plutôt un genre “crossover” comme on dit aujourd’hui.  L’album reste cependant un vrai bijou, du début jusqu’à la fin.

WILLIE BOBO - Bobo’s Beat
Recorded between October 11, 1962 and May 28, 1964 – Roulette Records
Resorti en 2003 chez Blue Note

Pour écouter, click

MUSICIENS:
Willie Bobo – Timbales et Percussions
Joe Farrell – Sax Ténor
Clark Terry – Trompette
Frank Anderson – Piano et Orgue

TRACKS:
1. Bon Sueno
2. Naked City Theme
3. Felicidade
4. Bossa Nova in Blue
5. Boroquinho
6. Crisis
7. Mi Fas y Recordar
8. Capers
9. Let Your Hair Down Blues
10. Trinidad
11. Timbale Groove

CHARLES MINGUS – Tijuana Moods (1957)

Charles Mingus - Tijuana MoodsInspiré par son voyage à Tijuana, l’album ”Tijuana Moods” fut enregistré en 1957 et mis sous embargo par RCA jusqu’à sa sortie en 1962.

Cet album était alors considéré par Charles Mingus comme son meilleur enregistrement.

La version originale (habituellement accompagnée de différentes prises (“takes”) contenait 5 titres uniquement.

 

Dans les années 80, le nombre de titres présents sur les différentes rééditions atteindra le double, avec à chaque fois, des titres en double.

En 2001, l’album ressort en double CD contenant 22 titres et une version 12 titres enregistré par RCA Victor. On a souvent dit que Mingus forçait ses musiciens l’accompagnant à se dépasser, à jouer plus qu’ils ne pouvaient, et c’est en partie certainement vrai quand on repense à ce disque.

Shafi Hadi (est à la fois au Sax Alto et au Sax Ténor) est en pleine forme, soufflant comme un fou sur “Ysabel’s Table Dance,” tandis que le trompettiste Clarence Shaw (dont le solo de “Flamingo” sera encouragé par Mingus) fait un travail superbe sur “Los Mariachis.” Le tromboniste  Jimmy Knepper et le batteur Dannie Richmond ont participé à d’autres enregistrements d’anthologie, mais ici, ils sont vraiment au sommet de leur art respectif, constants et réguliers tout au long de la session d’enregistrement, égal à la superbe prestation du pianiste Bill Triglia. Ysabel Morel et Frankie Dunlop viennent compléter l’équipe, respectivement au Chant et aux castagnettes.

Même si ”Dizzy’s Moods” est largement basé sur ”Woody’N You”,  un traitement tout à fait original est donné à “Flamingo”, tandis que les trois autres titres sortent vraiment de l’original. “Tijuana Gift Shop” ne vous quittera dès la première écoute. Les musiciens, on le sent, sont passionnés par ce projet, ce qui rend les titres et le jeu de ceux-ci encore plus impressionnants. Ce disque devrait trouver place chez tous les amateurs de Jazz, représentant peut-être une des meilleures périodes de Charles Mingus.

CHARLES MINGUS- Tijuana Moods
RCA Victor Year – 1957
TRACKS sur le Double CD paru en 2001

1 Dizzy Moods (5:53) – Dizzy Gillespie
1.2 Ysabel’s Table Dance (10:28)
1.3 Tijuana Gift Shop (3:50)
1.4 Los Mariachis (The Street Musicians) (10:23)
1.5 Flamingo (5:36) - Ed Anderson , Theodor Grouya
1.6 A Colloquial Dream (Scenes In The City) (10:56)

2.1 Dizzy Moods (Alternate Take) (8:24) - Dizzy Gillespie
2.2 Ysabel’s Table Dance (Alternate Take) (13:03)
2.3 Tijuana Gift Shop (Alternate Take) (4:44)
2.4 Los Mariachis (Alternate Take) (12:28)
2.5 Flamingo (Alternate Take) (6:46) – Ed Anderson, Theodor Grouya
2.6 A Colloquial Dream (Alternate Take) (3:15)

TIJUANA GIFT SHOP