Le saxophoniste américain a joué un rôle prépondérant dans le développement du Free Jazz au début des années 60. Rivers est mort lundi à Orlando, en Floride. Il était né le 25 septembre 1923 à El Reno, en Oklahoma.
Sam Rivers était multi-instrumentiste et compositeur. Il jouait du saxophone ténor, de la flûte, de la clarinette basse, de l’harmonica et du piano.
Son père chantait du gospel. Il grandit donc dans une atmosphère musicale et, quand ses parents déménagent à Boston, il entre au conservatoire de la ville en 1947.
Il joue avec Joe Gordon, Jaki Byard. Il travaille avec Billie Holiday. Il est engagé par le grand orchestre de Herb Pomeroy. Il dirige un quartette avec Tony Williams, 13 ans à l’époque, à la batterie, qui allait devenir le batteur de Miles Davis.
Sam Rivers aussi allait rejoindre le groupe du grand trompettiste mais en faisant un crochet par le blues et le rythm ‘n’ blues : Rivers accompagne Wilson Pickett, B.B. King, T-Bone Walker au début des années 60.
C’est alors qu’il est engagé par Miles pour une tournée aux Etats-Unis et au Japon, en 1964.
Sam Rivers jouera alors un rôle primordial dans le développement du Free Jazz, écartant les barrières et les normes musicales trop rigides à son goût.
La musique de Rivers reste enracinée dans le Be Bop et rejoindra même le label Blue Note, mais ne cessera d’innover et d’expérimenter. Il a enregistré avec des pointures comme Bobby Hutcherson, Bill Evans, Dave Holland.
Sa discographie est impressionnante, comme leader ou comme sideman: Fuchsia Swing Song de 1964, Crystals de 1974 (Impulse !), Contrasts de 1980 (ECM), le Inspiration (RCA), Black Stars de 2001 (Blue Note).
Avec son épouse Bea, il avait fondé le Rivbea Orchestra et avait dernièrement enregistré une série de trois CD, Trilogy. Il avait encore joué le 22 octobre de cette année avec ce band de 14 instruments à vent et deux rythmiques au Athens Theatre de Deland, Floride. Une musique qui transcende les genres et les frontières, complexe, créative, dissonante et tonale, mais toujours excitante.
SAM RIVERS – Beatrice
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