//
vous lisez...
1970 - 1980, CD/LP REVIEWS, LATIN JAZZ, RUMBA

GRUPO FOLKLORICO Y EXPERIMENTAL NUEVAYORKINO – Concepts in Unity – Part 1


Voici un des groupes qu’il me tient vraiment à cœur de vous présenter. Ce groupe, à l’instar de beaucoup de groupes afro-latino newyorkais de l’époque, n’a eu qu’une éxistence éphémère. Le Grupo Folklórico y Experimental Nuevayorkino aura cependant une grande importance pour le Latin Jazz et la musique latine en général. Ce groupe et sa musique ont réussi à restituer de façon fidèle l’ambiance urbaine des communautés cubaines, afro-portoricaines et latines présentes dans le New-York des années 70.

Certains de ses membres sont toujours en activité dans des groupes tels que le Spanish Harlem Orchestra pour ne citer que celui-là. Voici l’histoire étonnante de ce groupe précédé d’une introduction à la musique salsera newyorkaise…

Cuba – île des caraïbes aux profondes traditions mélodiques – a toujours été la colonne vertébrale d’une production musicale fortement influencée par les apports africains, plus particulièrement lorsque l’on pense aux percussions.
Il ne faudrait cepentdant pas occulter la richesse de l’héritage musical provenant de Puerto Rico, l’île où «même les pierres dansent».
En plus de ces deux pays, la musique afro-caribéenne se voit renforcée par les apports musicaux d’autres nations telles que la République Dominicaine, la Colombie, le Panama et le Venezuela.

« La Salsa est un terme générique regroupant le Son, le Mambo, le Cha-Cha-Cha, le Bolero, le Merengue, la Plena, la Bomba, la Gaita, le Tamborito, la Cumbia et le Vallenato, les genres les plus marquants, parmi plus de cent rythmes des Caraïbes, qui serviront de colonne vertébrale à la Salsa, de ses origines, vers les années 60 jusqu’au beau milieu de la grande jungle urbaine latino caribéenne, la bien nommée New York ».
ENRIQUE ROMERO IN « SALSA. EL ORGULLO DEL BARRIO »
___________________________________

La Salsa se développera aux Etats-Unis, plus spécifiquement à New York et, grâce aux communautés latines – notamment la communauté portoricaine – résidant dans le Spanish Harlem, connu également sous le nom de El Barrio.

De façon succincte, la musique dont il est question, le journaliste et musicologue vénézuélien, César Miguel Rondón, dans son ouvrage intitulé « El libro de la Salsa. Crónica de la música del Caribe urbano » définit la Salsa en ces termes:
« La Salsa, c’est plus que de l’ancienne musique cubaine, c’est beaucoup plus qu’une simple étiquette et bien plus qu’une musique aux arrangements reconnaissables d’entre tous » 

FANIA ALL STARS

L’essor salsero se renforcera dans les années 70 grâce à la maison de disque Fania, créée en 1964 par le musicien Johnny Pacheco associé à Jerry Masucci. Parallèlement, à ce qui se passe à Porto Rico, en République Dominicaine, en Colombie, au Panama et au Vénézuela, la Salsa va également exploser grâce à des individualités et à des groupes se faisant remarquer lors de concerts et de nombreux enregistrements discographiques.

Mais du côté de New York, un moment historique se produit le 26 août 1971, quand des artistes salseros participant à des enregistrements pour le label Fania, donnent un concert au Club Cheetah dont quatre disques LP seront enregistrés. Fania All Stars, Live at Cheetah. Vol. 1 y 2 (deux disques) et Our Latin Thing (Nuestra Cosa), double album contenant la bande sonore de film du même nom et qui représentait l’enregistrement audio du concert au Cheetah et dans d’autres endroits du Barrio.

Ce préambule relatant ce modèle afro-caribéen de New York – la Salsa – nous servira de point de référence pour appréhender un genre musical qui va rompre avec les patrons musicaux classiques des autres groupes de l’époque interprétant de la Salsa commerciale.
Durant l’année 1974, dans le Bronx, il y avait un groupe dénommé Conjunto Anabacoa. Son unique prétention n’était ni plus ni moins que de jouer des descargas, c’est à dire, utiliser la spontanéité musicale du moment tout en démontrant la maîtrise de leurs instruments, mais dans ce cas bien précis, sans aucune intention d’enregistrer.
___________________________________

CONJUNTO ANABACOA

Les frères Andy et Jerry González seront à l’origine du Conjunto Anabacoa. Anabacoa donna des concerts dans de nombreuses universités américaines et sera dans un premier temps composé de Andy González (basse), Jerry González (congas), Nelson González (tres), Frankie Rodríguez (congas), Alfredo « Chocolate » Armenteros (trompeta) y René López. Ce dernier, en plus d’être musicologue, deviendra le chanteur attitré et le nouveau porte-drapeau du groupe.

Le succès inattendu du Conjunto Anabacoa, changea l’intention de jouer descarga occasionnelles et ce fut en 1975 que René López décida que le Conjunto allait enregistrer un disque, mais en intégrant d’autres de membres.
Le groupe fut alors baptisé, Grupo Folklórico y Experimental Nuevayorkino.

La vision du Grupo Folklórico est simple: faire revivre le folklore des Caraïbes en incorporant des expérimentations mais toujours en conservant l’atmosphère toute particulière de New York. « Concepts in Unity » sera leur premier disque et sortira en 1975 en tant que double album sur le label Salsoul.
L’essence même de « Concepts in Unity », tel que spécifié par Rondón, était « la musique d’hier avec une vision contemporaine, mais également, la musique d’aujourd’hui avec une vision d’hier ». Réalisant ainsi une fusion De cette façon, le folklore et l’expérimentation se trouvent fusionnés en une seule et unique musique ».

Le disque en question fut produit par René López et Andy Kaufman. Joe Cayre en fut le producteur éxécutif. L’enregistrement eut lieu le 7 et le 10 avril dans les studios CBS à New York. Un détail très particulier de ce Concepts in Unity fut rapporté lors d’une discussion avec le journaliste et écrivain colombien, José Arteaga, qui nous rapporta la chose suivante:
___________________________________
«ce fut le premier disque de toute l’époque salsera qui fut enregistré en un bloc et sans pistes, afin de rendre aux mieux le son des rythmes traditionnels des Antilles».
___________________________________

MANNY OQUENDO

 

 Concepts in Unity contient les titres suivant et leurs auteurs apparaissent avec, par ordre respectif:
Cuba linda (Virgilio Martí)
Choco’s guajira (Alfredo Armenteros)
Anabacoa (J. Jiménez). En ce qui concerne ce titre, le CD Concepts in Unity publié en 1994 – basé sur le LP datant de 1975- mentionne J. Jiménez en tant que auteur; néanmoins, d’autres sources nous informent que l’auteur serait le cubain Arsenio Rodriguez)
Adelaida (Droits réservés)
Luz Delia (Francisco Martínez)
Carmen la Ronca (A. L. Alvarez)
Canto Asoyn (Droits réservés)
Canto Ebioso (Droits réservés)
A papá y mamá (Genaro Alvarez Jr.)
Iya Modupue (Droits réservés).

Pour sa première production datant de 1975 – et sa dernière -, le Grupo Folklórico réunissait un bon nombre de talents, qui pouvaient être considérés comme des « All Stars »: un groupe formé par les meilleurs musiciens dans leurs domaines respectifs à une époque bien précise. Cependant, le Grupo Folklórico n’avait aucun intérêt commercial comme la plupart des « All Stars » d’aujourd’hui.

Les percussionnistes du groupe maîtrisent la tumba de tres golpes, le quinto, la tumbadora, le chekeré, le palo, les claves, les maracas, le güiro et également les tambours batá (Iya, Itolele et Okonkolo), instruments alors pratiquement absents dans le New York de l’époque.

Il est bon de se souvenir des artistes suivants: le défunt Frankie Rodríguez, portoricain qui avait été membre du Orquesta Harlow, et en 1973, de la Orquesta Revelación du chanteur borinqueno Ismael Miranda. Le Newyorican Jerry González, conguero trompettiste, jeune frère de Andy González. Milton Cardona, extrêmement efficace aux tambours batá et admirateur du culte de la santería, appartient à l’histoire de la Salsa pour avoir été le conguero de l’orquestre de Willie Colón et de Héctor Lavoe durant sa période solo. Gene Golden, conguero jamaïquain et, durant une certaine période, membre de la Conspiración de Ernie Agosto. Le cubain Virgilio Martí, excellent tumbador depuis son époque rumbera dans le quartier havanais de Cayo Hueso – et ardent défenseur de l’authentique rumba cubaine sur les terres de  l’Oncle Sam. Le boricua Víctor Montañés, conguero pour les rythmes folkloriques de l’île de l’enchantement et Jaime Rivera, également boricua, jouera le guïro portoricain dans morceaux folkloriques

Pour la section rythmique, en plus de la section de percussion, on trouve le bassiste newyorkais, Andy González, ayant acquis une grande expérience au sein des orchestres de Ray Barretto et d’Eddie Palmieri. A l’heure actuelle, Andy collabore avec son frère Jerry au sein du Fort Apache Band. Nelson González est un autre membre important de cette section, une icône du tres, instrument à corde d’origine cubaine. Il participera également au groupe d’avant-garde Típica 73, Las Estrellas de la Fania et fut également musicien fondateur de Los Kimbos. Au requinto, il y avait Marcial Reyes, un spécialiste des tonalités traditionnelles du folklore boricua.

 

Au piano, le Grupo Folklórico présente le newyoricain Oscar Hernández. Hernández a été membre du Conjunto Libre, participant aux enregistrements de Ray Barretto, membre et directeur musical du Seis del Solar (par la suite, Son del Solar) de Rubén Blades et aujourd’hui, directeur du Orquesta Spanish Harlem.

Aux instruments à vent, afin de conserver l’essence salsera newyorkaise, les trombones seront joués par le brésilien José Rodríguez, élément fondateur de La Perfecta de Eddie Palmieri et membre de l’orchestre de Willie Colón durant de nombreuses années qui suivirent le départ de Héctor Lavoe.
Egalement au trombone, Reinaldo Jorge, qui, parmi tant d’autres enregistrements, s’est fait remarquer avec Larry Harlow, Bobby Valentín, Tommy Olivencia, Los Kimbos, las Estrellas de Fania et Son del Solar de Rubén Blades.
Le Grupo Folklórico aura également l’honneur de compter parmi ses membres le trompettiste cubain Alfredo « Chocolate » Armenteros. Ce talent caribéen s’était entre autre distingué au sien du Septeto Habanero et du conjunto de Arsenio Rodríguez, du grand orchestre de Benny Moré, avec Machito y sus Afrocubans, Johnny Pacheco, Ismael Rivera, Eddie et Charlie Palmieri.
Indiscutablement, le cubain Gonzalo Fernández sera une des pièces maîtresses de cette section du Grupo Folklórico. Ce cubain sera impliqué dans les productions de la Típica Ideal et du violoniste cubain Pupi Legarreta.

L’harmonica – instrument à vent peu répandu durant l’apogée salsera – sera également présent dans le Grupo Folklórico. Le boricua Francisco « Tan » Martínez se chargera de cet instrument à vent tout particulier.  Henry Alvarez, Frankie Rodríguez, Víctor Montañez et les cubains Willie García et Virgilio Martí assureront les voix.

Enfin, pour le premier disque du Grupo Folklórico, nous pouvons citer les chœurs composés par les cubains Caíto y Willie García et les portoricains Marcial Reyes y Jaime Rivera.

 

 L’album commence par «Cuba Linda», d’où ressort un sentiment populaire – de la rue. « Cuba Linda » est un Guaguancó-Rumba chanté et composé par Virgilio Martí, dans lequel Martí se souvient de son Cuba d’antan. Le tout produisant une fusion d’émotions entre l’ambiance latino de Cuba et celle de New York.

«Choco’s Guajira» est une Guarija rythmée qui nous transporte à nouveau vers l’île de Cuba. « Chocolate » Armenteros » se montre brillant dans ce morceau de sa propre composition, dans lequel la rythmique est celle d’un septet cubain, mais bien soutenu par les trombones de José Rodríguez y Reinaldo Jorge, en plus du piano d’ Oscar Hernández. Curieusement, il y a un dialogue entre Armenteros et le chanteur, Willie Garcia, tandis que les chœurs reprennent « se lo doy ».

«Anabacoa», donne libre cours aux improvisations conjuguées par la section des vents et des percussions, mais en exaltant la saveur du Barrio de la ville des gratte-ciels. A remarquer le solo d’Oscar Hernández et de Manny Oquendo – qui entame le morceau avec les bongos – pour ensuite nous indiquer le chemin avec les timbales. Vient s’ajouter par la suite le trombone de Reinaldo Jorge. Willie García en sera le vocaliste.

«Adelaida» est une authentique plena portoricaine, ayant la saveur traditionnelle des quartiers noirs boricuas de Ponce, Mayagüez y Santurce. Les chœurs entament : »Si me pego en el pool », ce qui équivaut à dire « si je gagne à la loterie »

L’unique morceau instrumental, «Luz Delia », est une mazurca issue du folklore boricua. Nelson González joue de la guitare et l’harmonica de Francisco « Tan » Martínez se charge de la partie mélodique.

La Guaracha «Carmen la Ronca», avec Henry Alvarez comme vocaliste, interprétée par un septet cubain traditionnel, un remarquable Manny Oquendo aux bongos, Armenteros à la trompette et Nelson González au tres.

« Canto Asoyin » – chanté par Willie García y « Canto Ebioso » avec Frankie Rodríguez également au chant sont deux titres dédiés à Babaluayé et Changó, deux divinités Orishas. Pour le morceau Canto Asoyin y Canto Ebioso, Frankie Rodríguez, Milton Cardona y Gene Golden joueront les tambours batá. Les chœurs de ces deux titres seront interprétés par certaines épouses et connaissances des musiciens.

 

«A papá y mamá», avec Henry Alvarez et Willie García en tant que vocalistes, est un guaguancó urbain dans lequel les timbales de Manny Oquendo font ressortir le quinto. On y entend également les solos de trompette de Armenteros et des solos du saxophone de Gonzalo Fernández et les solos de Manny Oquendo aux timbales.

 

«Iya Modapue» est un guaguancó, le titre préféré du groupe et le premier qu’ils enregistrèrent. Les niveaux d’expérimentation et de liberté afin d’intégrer des rythmes si différents en un seul morceau feront que ce titre sera particulièrement apprécié par ses musiciens. La partie vocale sera confiée à Virgilio Martí. C’est avec ce dernier titre, tant apprécié par les musiciens du Grupo Folklórico, que se clôture la chronique de ce premier disque.

Le Groupe enregistrera un deuxième et dernier disque tout aussi surprenant. A lire dans la deuxième partie….

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Enregistrer votre adresse mail pour recevoir une notification lors de la publication de nouveaux billets.

Rejoignez 26 autres abonnés

RSS DON’T BELIEVE THE HYPE

  • Les amateurs de vinyles privilégient l’occasion, les plus jeunes achètent du neuf
    58 % des acheteurs de vinyles jettent leur dévolu sur le marché de l’occasion, qui passe sous les radars de l’industrie musicale. C’est ce que révèle une enquête américaine, qui enseigne que les plus jeunes représentent le plus gros contingent d’acheteurs de vinyles neufs. L’amateur de vinyle passe souvent pour un audiophile accro à la […] The post Les amate […]
  • Dubset, premier agrégateur de remixes, déboule dans le jeu de quilles de la musique en ligne
    Forte d’une technologie qui lui permet d’identifier les extraits de musique utilisées dans les remixes postés par des DJ sur sa plateforme, la compagnie américaine Dubset Media les soumet à un clearing automatisé des droits, avant de les distribuer, en tant qu’agrégateur, auprès des services de musique en ligne. Apple Music et Spotify ont déjà signé. Les […] […]
  • Nouveau format d’écoute et de prescription, la playlist redonne vie aux catalogues
    La playlist s’impose peu à peu comme nouveau format d’écoute et de prescription, et contribue à donner une seconde vie à des fonds de catalogue de musique pléthoriques, qui se sont avérés bien plus résistants à la crise du disque que les nouveautés. Les maisons de disques l’ont bien compris, qui disposent parfois de leur […] The post Nouveau format d’écoute […]

RSS LE SOIR CULTURE

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS TOUT SUR LE TANGO

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS ECHOES OF CONCRETE EN DIRECT DE NEW YORK

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS ARTE TV MUSIC

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS CONCERT EDDIE PALMIERI

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS BOLLYWOOD MUSIC

  • Shankar Jaikishan: Aaj Ki Taza Khabar (1973) / Dhoop Chhaon (1977)
    Considering the soundtrack's relative obscurity (I believe this EP was the only release afforded), Shankar Jaikishan's 'Aaj Ki Taza Khabar' [review] is suprisingly good. 'Khilta Hua Shabab Hai' has a joyful 1950s vibe; 'Raat Hai Bhat Hai' sounds somewhat similar to the composing duo's famous rock 'n' rol […]

RSS LITTERATURE POLAR

  • Rabelais de 'Un petit noir'
    Qui suis-je ? Comme tous, le dernier à le savoir mais assurément un passionné de bouquins (plus spécifiquement de romans noirs), qui après beaucoup de détours dans la société du travail s'attelle à vivre d'une de ses passions. Redevenir humain, sociable,...
  • Ashentie présente Le silence de la pluie, de Luiz Alfredo Garcia-Roza
    Pour la clôture du défi littérature policière sur les cinq continents, j'ai choisi de lire ce roman pour le continent américain. Le silence de la pluie, de Luiz Alfredo Garcia-Roza Actes Sud, Babel noir, 2004, 304 pages,ISBN 978-2-7427-4939-3 Traduit...
  • Ashentie présente L'homme inquiet, de Henning Mankell
    L'homme inquiet, de Henning Mankell La dernière enquête de Wallander Seuil Policiers, 2010 Traduit du suédois par Anna Gibson Quatrième de couverture : « Grand-père d'une petite Klara, Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien....

RSS FESTIVALS EN BELGIQUE

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS LINASJAZZ RADIO JAZZ

  • 現金化と景表法
    景表法って知ってますか? 正式な名称は、不当景品類及び不当表示防止法。 商品に不当な景品や表示を行う事で、消費 […]
  • クレジットカードの普及率と現金化の種類
    クレジットカードの普及率は1人に約3枚ほど発行されている数量になるそうです。 これは思ったより多いと感じるのは […]
  • 最終的には高金利になる
    ショッピング枠現金化における問題点として良く挙げられるのが、高金利の貸付と同義になってしまうということがありま […]

RSS ONDA CAROLINA

  • Shredding in the Desert: Tinariwen @ Cats Cradle 3.20.14
    "Welcome to the desert," said Tinariwen's Abdallah Ag Alhousseyni, the singer in palest blue robes who orchestrated our clapping with his elegant gestures and spacious dance moves. The Carrboro, North Carolina audience swarmed in unison as if to say, "Yes please. Take me to your campfire."Frontman and founder Ibrahim Ag Alhabib, he o […]
  • The Great Peace: KAIRABA releases 2nd CD at Cats Cradle, 3/14
    Diali Cissokho & Kaira Ba had the audience it deserved Friday night:  a Cradle full of people who know the band, and passionately share in its music. This CD release party for its eponymous second CD, which translates “Kaira Ba” as The Great Peace, turned out more of a euphoric frenzy. Fully in command, the 6-piece plus special guests enjoyed the richly […]
  • The Brand New Life Plays Durty Durham
    The Brand New Life headlined Friday (5/3) at Durty Durham's Pinhook fundraiser. (For supporting band The Black Experience, see yesterday's blog post.)The Brand New Life at The PinhookGreensboro is some kind of strange rhythm nexus, attracting more than your average share of griots, drum classes, and African and Brazilian percussion specialists. In […]

RSS PASTE MAGAZINE

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

RSS LE MONDE CULTURE

%d blogueurs aiment cette page :