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LATIN JAZZ, NEWS / FESTIVALS / CONCERTS

OMAR SOSA en concert à Bruxelles – Espace Senghor


Mardi 9 décembre 2008 à 20h30

Espace Senghor
Chaussée de Wavre 366 1040 Etterbeek

Omar Sosa (Cuba) : Piano et Effets Spéciaux
Julio Barreto (Cuba) : Percussions
Childo Tomas (Mozambique) : Basse et m’bira
Mola Sylla (Sénégal) : Chant

Tour à tour compositeur, arrangeur, producteur, pianiste, percussionniste et leader, Omar Sosa est un artiste d’exception, au talent éblouissant et au charisme aussi immédiat qu’irrésistible. Sa musique est un mélange unique de jazz et de sonorités afro-cubaines. Alors qu’elle puise dans les traditions de la diaspora africaine, sa musique réellement inspirée et terriblement sensuelle, emmène l’auditeur vers des contrées hors de tout clivage stylistique.
Omar Sosa retrouve la scène du Senghor pour la troisième fois à l’occasion de la sortie de son dernier album, « Afreecanos ».

Son parcours est aussi riche en influences que le chemin qu’il a décidé de suivre.  Cet artiste cubain, aux racines africaines, passionné de Jazz vous transmet une musique riche, spirituelle, truffée de références historiques et culturelles.

Dans son dernier album, « Afreecanos », Omar Sosa fait un grand pas en avant dans son parcours artistisque, approndissant ses racines africaines.  Toujours ouvert aux autres cultures, Omar Sosa est accompagné de musiciens aux origines diverses (comme le Mozambique, le Senegal, le Mali, le Maroc, la France et les Etats-Unis) contribuant chacun à leur façon à la grande réussite de cet album.

Omar Sosa est un phénomène à lui tout seul. A l’âge de huit ans, il débute les percussions au Conservatoire de Camagüey, Cuba. Il rejoint ensuite la prestigieurse Escuela Nacional de Musica à la Havanne. Et c’est à partir de ce moment bien précis qu’il se décide pour le piano, terminant ses études en 1983 au non moins célèbre Instituto Superior de Arte, également à la Havanne.

Grandissant à Camaguey, Omar écoute Nat King Cole, Orquesta Aragon, Pacho Alonso, Benny More et beaucoup de musique classique. Il était alors fasciné par la collection de disque de son père, des disques de descarga cubaines mais n’avait alors aucune idée de ce qu’était le Latin Jazz.

Il est encore aujourd’hui très influencé par la profondeur et l’expressivité de cette musique: Los Amigos, Frank Emilio Flynn, Tata Guines, Cachao et Barretto.  A la maison, le disque de Chucho Valdes, « Pianoforte«  avait toujours sa place sur la platine. Omar sera également très impressionné par les enregistrements Afro-cubains du Conjunto Folklorico Nacional, il pensera même devenir danseur.  Plus tard en compagnie des autres élèves, au Conservatoire de la Havanne, Omar commencera à s’intéresser sérieusement au Jazz. Il écoute un programme radio présenté alors par le père du batteur Horacio « El Negro » Hernandez. Les étudiants écoutent les morceaux et comparent leurs transcriptions des morceaux le lendemain matin au Conservatoire. A cette époque, ce programme radio était considéré comme une des meilleures sources d’information de Jazz disponible.

Omar, par l’intermédiaire d’autres musiciens, entend alors parler de grands artistes américains comme Oscar Peterson, Herbie Hancock, Chick Corea, Keith Jarret, Coltrane, Charlie Parker. Parallèlement, Omar sera influencé par des artistes cubains progressifs tels que Chucho Valdez, Irakere, et Emiliano Salvador. Cette époque correspond également à la fin de ses études et à la découverte de la musique de Thelonious Monk qui marquera durablement la créativité de Sosa. Vers la fin des années 80, après avoir étudié les traditions folkloriques Afro-Cubaines et la musique classique européenne, il commence à travailler avec des stars cubaines de la pop (d’abord avec Vicente Feliu, ensuite avec Xiomara Laugart) en tant que directeur musical, les accompagnant durant leurs tournées respectives.

S’installant ensuite à Quito, Equateur, au début de 1993, Sosa y découvre la musique folklorique d’Esmeraldas, où vit une petite communauté africaine, sur la côte Nord Ouest de ce pays bien connu pour la Marimba. En plus de lancer son propre groupe de Jazz Fusion, Entrenoz, Sosa sera le producteur de « Andarele » un enregistrement du groupe Afro-Equatorien Koral y Esmeralda.

Après un bref séjour à Palma de Mallorca, Espagne, Omar part pour San Francisco Bay Area  où il s’immerge dans la scène Latin Jazz locale. L’année suivante, Sosa fait ses premiers débuts discographiques aux USA chez Ota Records, un disque solo de piano, suivit rapidement en 1997 par sa trilogie avant-guardiste: « Free Roots« , « Spirit Of The Roots » (1998) et « Bembon » (2000).

En 1998 commence alors sa collaboration avec John Santos, percussionniste et professeur bien connu de San Francisco. Le duo sort un album live, « Nfumbe », en même temps que leur concert qu’ils vont donner au San Francisco Jazz Festival de cette même année. L’année suivante, présentant une musique plus contemplative, Omar publie son second enregistrement de piano solo, « Inside » qui arrivera rapidement dans le Top 20 des ventes et sera distribué par Night & Day.

Avec « Prietos » (2001) et « Sentir » (2002), Omar va plus loin dans le style fusion en utilisant des instruments traditionnels de la culture Gnawa. Les paroles sont parfois en Arabe, en Anglais, en Portugais, en Espagnol ou en Yoruba.  On y retrouve des instruments tels que le guembri, le oud, le djembe, le balafon et la marimba. Ces albums sont de la World Music authentique: une musique forte, sans compromis et toujours honnête.

« Sentir » sera à la fois nominné pour le Latin GRAMMY et le GRAMMY pour Best Latin Jazz Album.  Il recevra également le prix de Afro-Caribbean Jazz Album of the Year de l’Association des Journalistes de Jazz de New York (Jazz Journalists Association in New York).

« Ayaguna » (OTA1010) sorti en 2003, est un duo live enregistré avec le percussionniste vénézuélien Gustavo Ovalles. Ils ont donné des concerts ensemble depuis 1999 pour le plus grand bonheur du public européen, japonais et américain.

C’est en septembre 2003, que sort son troisième album piano solo, « A New Life », dédié à son fils Lonious Said Sosa, né en 2002. Cet album composé de 16 superbes improvisations sera enregistré au Hidden Barn Studio, Californie.

Omar Sosa recevra la même année le prix de Lifetime Achievement décerné par le Smithsonian Institution récompensant ses contributions au développement de la musique latine aux Etats-Unis.

Une nouvelle étape se présente alors pour Sosa.  Il commence à travailler avec un orchestre symphonique.  Son premier enregistrement s’appelle « From Our Mother », et la première aura lieu au Paramount Theatre, Oakland, Californie et sera interpreté par le Oakland East Bay Symphony sous la direction de Michael Morgan. L’oeuvre, d’une durée de 45 minutes, comporte trois mouvements combinant des éléments folkloriques de Cuba, du Vénézuela, de l’Equateur.  Le tout combiné avec des harmonies modernes de Jazz

Vient alors « Pictures of Soul » (OTA1012) .  Il s’agit d’un duo avec le percussionniste de Los Angeles, Adam Rudolph. Ces deux esprits créatifs se connaissaient depuis pas mal de temps mais n’avaient jamais eu l’occasion de se rencontrer, partageant tous les deux une admiration pour les musiques rituelles menant vers la transe. Ils se rencontrèrent en avril 2002, quand Sosa et son Septet arrivèrent à Los Angeles pour un set au Jazz Bakery.

Sosa et Rudolph considèrent tous les deux leur musique comme une expérience de vie et un voyage spirituel. Leur approche en studio est simple et ouverte: pas de partitions, pas de répétitions. Dans « Pictures of Soul », Sosa joue principalement du piano acoustique, frappant les touches et l’intérieur du piano, tandis que Rudolph frappe à la main toute une série de percussions dont le djembe, la tarija, le dumbek et les tabla.

L’album suivant dans la série, « Mulatos », est sorti en  2004.  Omar Sosa se lance à la recherche de nouveaux sons. « Mulatos » incarne pleinement l’approche musicale et spirituelle de Omar Sosa: une fusion de rythmes Afro-Cubains, de tablas, de Jazz incluant des arrangements studios sophistiqués. On peut distinguer, pèle-mêle,  le luth arabe, le oud, le tres cubain et des mélodies européennes.  Le tout faisant penser à Paquito D’Rivera et au répertoire des grands maestros cubains.

« Mulatos » nous donnne la possibilité d’écouter des grands talents tels que Dhafer Youssef (oud), Steve Argüelles (batterie et arrangements électroniques), Dieter Ilg (double basse), Philippe Foch (tabla), et Renaud Pion (clarinette). A l’exception de Sosa, ces musiciens n’ont qu’un rapport assez éloigné avec la musique cubaine, mais tous sont respecteux de celle-ci.  Omar Sosa y déploie ses excellentes qualités de compositeur, de pianiste, de joueur de marimba, de percussionnistes, sans oublier son énorme talent de directeur musical. Paquito D’Rivera figure en tant que musicien invité et interprète de la clarinette sur trois des titres de l’album.

 

OMAR SOSA – Afreecanos

01. Prologo   /    02. Ollu
03. Nene La Kanou    /    04. Yeye Moro
05. Babalada    /    06. Light In the Sky
07. D’Son    /    08. Tres Negros
09. Mon Yalala    /    10. Tumorum
11. Why Anga’?

Omar Sosa – Piano, Fender Rhodes, Electronique
Childo Tomas – Basse
Julio Barreto – Batterie

OMAR SOSA

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